Livres : sélection spéciale prix littéraires !
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Livres : sélection spéciale prix littéraires !

Tradition française depuis plus d’un siècle, l’annonce des prix littéraires reste un événement attendu par toute la profession mais aussi par le public ! Petit tour d’horizon des principaux lauréats de cette année… A vos marques pages !

 

Le prix Femina du roman français

« Le garçon » de Marcus Malte aux éditions Zulma

Livres : notre sélection spéciale prix littéraires ! Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, tout à la fois soeur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation. Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde.

 

Le prix Goncourt 

« Chanson douce » de Leïla Slimani  aux éditions Gallimard

Livres : notre sélection spéciale prix littéraires ! Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame. A travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

 

 

Le prix Médicis et prix Le monde 2016

« Laëtitia ou la fin des hommes » d’Ivan Jablonka  aux éditions du Seuil

Livres : notre sélection spéciale prix littéraires ! Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d’être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans. Ce fait divers s’est transformé en affaire d’Etat : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du « présumé coupable », précipitant 8 000 magistrats dans la rue, en février 2011. Mais Laëtitia Perrais n’est pas un fait divers. Comment peut-on réduire la vie de quelqu’un à sa mort, au crime qui l’a emporté ? Pendant deux ans, Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille, sa soeur jumelle, ses parents, ses amis, les responsables des services sociaux, ainsi que l’ensemble des acteurs de l’enquête, gendarmes, juges d’instruction, procureurs, avocats et journalistes, avant d’assister au procès du meurtrier, en octobre 2015. De cette manière, Ivan Jablonka a pu reconstituer l’histoire de Laëtitia. Il a étudié le fait divers comme un objet d’histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer. Ivan Jablonka poursuit son projet d’exploration des frontières entre littérature, histoire et sciences sociales. Ce livre est une expérience d’écriture autant qu’une enquête, destinée à rendre à Laëtitia sa singularité et sa dignité.

 

Grand prix du roman de l’Académie française

« Le dernier des nôtres » d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre aux éditions Grasset

Livres : notre sélection spéciale prix littéraires ! « La première chose que je vis d’elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu’enserrait la bride d’une sandale bleue… » Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme. Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d’un petit garçon. Avec puissance et émotion, Adélaïde de Clermont Tonnerre nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes new-yorkaises, de la tragédie d’un monde finissant à l’énergie d’un monde naissant… Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de ce roman tendu comme une tragédie, haletant comme une saga. Vous ne dormirez plus avant de découvrir qui est vraiment « le dernier des nôtres ».

Le prix Renaudot

« Babylone » de  Yasmina Reza  aux éditions Flammarion »

Livres : notre sélection spéciale prix littéraires ! Babylone » est un faux polar, qui traite avec une certaine désinvolture d’un crime, dans une ambiance de Vaudeville : Elisabeth, la soixantaine, vit à Paris dans un immeuble tranquille, où elle croise régulièrement Jean-Lino son voisin du dessus dans les escaliers, qu’ils montent tous les deux à pied… Elisabeth est mariée depuis longtemps à Pierre. Jean-Lino forme un couple plus récent avec Lydie, une femme déjà grand-mère, rousse et chanteuse. Jean-Lino s’est pris d’affection pour le petit fils de Lydie, qui le lui rend bien peu, contrairement à son chat. Le jour de ses 60 ans, Jean-Lino invite Elizabeth aux courses à Auteuil. A la suite de cela, Elisabeth se prend d’affection pour Jean-Lino. Ils échangent à l’occasion un café et quelques confidences. « Je le percevais comme le plus doux des hommes », se souvient-elle. Du coup, quand Elisabeth a l’idée d’organiser chez elle « une fête de printemps », elle décide naturellement d’inviter Jean-Lino et sa femme. Après des préparatifs angoissants, la soirée se déroule finalement tout ce qu’il y a de plus normalement, sauf une petite sortie de Lydie sur l’origine contrôlée du poulet (elle est un peu crispée sur la question), qui donne lieu à quelques moqueries de Jean-Lino. Plus tard, peu de temps après que les derniers convives ont quitté la fête, la sonnette retentit. C »est Jean-Lino. Il annonce à Elisabeth et Pierre qu’il vient de tuer sa femme…

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