Interview Nadia Le Brun : auteure de « Je t’haine, moi non plus »
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Interview Nadia Le Brun : auteure de « Je t’haine, moi non plus »

Dans son livre « Je t’haine, moi non plus » coécrit avec Airy Routier, la journaliste Nadia Le Brun raconte une cinquantaine de cas de divorces absurdes voire abracadabrants… Et les séniors ne sont pas épargnés avec tout un chapitre qui leur est consacré ! Il faut dire que les séparations tardives sont de plus en plus courantes avec des chiffres qui ont presque doublé en dix ans. Entretien avec l’auteure. 

Interview Makawa Nadia Le Brun : auteure de « Je t’haine, moi non plus »Comment vous est venue l’idée d’écrire un livre sur les divorces ?

Quand j’ai divorcé, je me suis rendu compte que ce sujet donnait  lieu à des discussions passionnées. Dès que j’évoquais ma situation, beaucoup me racontait  dans le moindre détail et sans pudeur leur propre divorce.   Il est vrai que lorsque  deux êtres sont amoureux, ils offrent le meilleur d’eux même. Mais lorsqu’ils se séparent, c’est souvent le pire qu’ils donnent en spectacle…

Racontez-nous ce qu’on peut y découvrir…

Ce livre raconte les histoires de divorce les plus incroyables, mais aussi les plus folles, d’anonymes ou de célébrités : Christian Pellerin, qui fut le promoteur immobilier le plus riche de France, nous raconte comment son divorce a fait la fortune de sa femme, Thierry Gaubert nous raconte comment l’avarice de son « ami » Ziad Takieddine a poussé leurs épouses respectives à compromettre Nicolas Sarkozy et à faire vaciller la République… Parfois poignants, souvent drôles, tous ces récits sont autant d’histoires vécues qu’un scénariste n’oserait pas écrire, tant elles sont parfois invraisemblables.

Vous avez décidé de consacrer un chapitre au divorce des séniors… Pourquoi ?

La séparation des seniors après la retraite est devenue banale. L’amour n’a pas d’âge, mais le divorce non plus. Les chiffres sont impressionnants avec le changement des comportements, et je voulais montrer qu’à cet âge les séparations entrainent parfois des situations ubuesques parce que ce sont de longues années de vie commune qu’il faut solder.

Comment expliquez-vous ce phénomène des divorces tardifs ?

Le passage à la retraite d’un des membres du couple peut perturber l’équilibre, et ce bouleversement à cette époque de la vie peut engendrer une mésentente profonde. Aussi j’ai remarqué que les « sexygénaires » voyaient chez leur moitié une grand-mère ou grand-père, et ça les renvoie à leur propre vieillissement.

Interview Nadia Le Brun : auteure de « Je t’haine, moi non plus »Les séniors d’aujourd’hui sont-ils différents de vos grands-parents ?

Des miens, non… Mon arrière-grand-mère a divorcé en 1936 et ma grand-mère en 1955. Elles travaillaient. Elles  étaient  indépendantes  libres. Elles ne voulaient pas gâchées leurs vies auprès d’hommes mal aimant. Elles se sont remariées et ont vécues heureuses avec leur deuxième époux.

Elles étaient très modernes dans leurs comportements…

C’est vrai. Les grands parents d’aujourd’hui veulent profiter de la vie. Et ils ont bien raison… Ils aiment leurs petits-enfants, les prennent en vacances de temps en temps mais plus question de se substituer aux parents, puisque la vie commence à 60 ans !

Pour finir, racontez-nous un divorce de séniors que l’on peut découvrir dans votre livre…

Il y en a plusieurs dont une qui est rocambolesque. Monsieur, à la retraite, rencontre une femme d’une quarantaine d’années. Il quitte tout pour elle. Le divorce se passe plutôt bien. Son ex-femme décide de partir faire un long voyage. Quand elle revient pour le mariage de leur fille, elle est transformée physiquement : elle a rajeuni et est amoureuse d’un nouvel homme. Ce qui rend fou Monsieur…. D’amour ! Il fait tout pour la séduire de nouveau et la redemande en mariage. Ils ont une soixantaine d’années et vivent une seconde longue lune de miel. Une bien belle histoire, et il y en a d’autres…

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