Interview : un coach pour réussir sa retraite !
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Interview : un coach pour réussir sa retraite !

Nombreux sont les cadres d’entreprises qui, à la retraite, recherchent une activité bénévole. La difficulté ? Se diriger vers la mission adaptée ! Pour pallier à ce problème, Makawa propose les services de coachs professionnels capables de déterminer le potentiel et d’orienter vers la fonction idéale. Parmi eux, Pascale de Mesnard, qui a accepté de nous en dire un peu plus sur sa profession et de nous expliquer pourquoi l’accompagnement peut être bénéfique quand sonne l’heure de la retraite. Entretien.

On parle beaucoup de coaching en ce moment… ça vous inspire quoi ?

C’est vrai. Le terme de « coaching » ou « coach » est aujourd’hui employé de manière générique… Au sens strict, il désigne une méthodologie d’accompagnement basé à la fois sur un positionnement bien spécifique du coach : il pilote le processus de réflexion et aide son client à produire ses propres solutions et stratégies. Le tout dans une démarche rigoureuse de questionnement, de miroir et de confrontation favorisant la prise de conscience et l’émergence de solutions.

Pourquoi avoir choisi cette activité ?

De formation juridique internationale j’ai consacré l’essentiel de mon parcours professionnel, 25 ans, à des postes de responsabilité en Ressources Humaines et en Secrétariat Général… Puis, j’ai quitté le domaine des process et des RH en entreprise. Je souhaitais me reconnecter plus directement au terrain dans la relation en face à face, avoir une visibilité plus immédiate sur les résultats de mon travail, en me mettant au service d’interrogations et de projets individuels réussis. Je me suis spécialisée dans la construction de projets professionnels, discipline à laquelle je suis formée, parce que je me retrouve bien dans un pragmatisme anglo-saxon orienté « solution ».

Quelles sont les qualités indispensables pour être un bon coach ? 

Indépendamment de l’écoute et de l’empathie qui sont incontournables, la curiosité et la créativité sont des qualités importantes, pour pouvoir accompagner la personne dans l’exploration et la construction de solutions, l’aider à choisir, à créer des passerelles, à opérer des transferts entre univers différents et être partie prenante de son processus de réflexion. Mais tout le monde n’a pas la même identité professionnelle, et c’est tant mieux !

Vous officiez donc pour Makawa afin de guider les nouveaux retraités… En quoi le concept vous a séduit ? 

Tout simplement parce qu’il s’inscrit dans une dynamique d’échange et de bénéfices mutuels entre seniors et monde associatif. Makawa est parti d’une préoccupation « humaniste » d’accompagnement des seniors, à l’aune d’expériences d’amis ou de proches, difficiles voire parfois douloureuses : comment faire pour faciliter une retraite active et épanouie, faire fructifier des compétences et qualités personnelles, qui sans cela seraient perdues, bref donner du sens.

Quelle est la différence entre le coaching d’une personne active et d’un retraité ?

Figurez-vous que l’accompagnement des « projets retraites » comporte des composantes communes avec les accompagnements ou coaching dits « professionnels ». Il s’agit d’identifier et de croiser ses envies, ses motivations profondes, ses compétences, ses atouts, et les opportunités qui peuvent s’offrir à nous ou se créer : à chaque fois, faire émerger ce dont on n’est pas forcement conscient. L’objectif : ouvrir des portes et se donner des possibles, là où il semblait ne pas y avoir de perspective. Identifier des passerelles entre le connu et l’inconnu. En tout cas, gagner en lucidité et en pouvoir d’agir !

J’imagine que le contexte de la retraite soulève tout de même des problématiques particulières… 

Oui. La question identitaire se fait plus forte avec la disparition de notre identité « métier », tous les paramètres ou presque sont remis en cause, c’est un véritable bouleversement. Ce sont des émotions contradictoires, un nouveau rapport à soi et aux autres, un changement de repères, une expérience nouvelle très « personnelle ». Avec des enjeux multiples : trouver du sens, de l’utilité, de la reconnaissance, quitter de manière progressive le temps contraint pour le temps choisi, développer ou conforter d’autres liens sociaux, recomposer son espace pour soi…

En quoi la génération actuelle des « jeunes » séniors, entre 60 et 65 ans, est différente de celle d’hier ?

La période de retraite s’est allongée : allongement de la durée de la vie, progrès de la médecine, départs anticipés… les « jeunes seniors », veulent à la fois profiter pleinement des loisirs, de leur famille mais aussi rester des acteurs de la vie sociale. Ils sont éminemment connectés, leurs enfants en moyenne nés plus tardivement qu’autrefois les stimulent dans leur ancrage au monde et à ses innovations. Le développement et l’accessibilité des loisirs et des transports leur permettent d’assouvir des envies et des désirs, et en termes de consommation, ils sont devenus des acteurs importants de ce que l’on nomme la silver économie et le souci de l’épanouissement personnel les concernent également… Ils abordent leur retraite dans un monde diffèrent, en pleine mutation !

Que devez-vous travailler concrètement avec eux ?

Ils doivent affronter et gérer des émotions contradictoires et des paradoxes : plaisir d’être en retraite, crainte du vide ; envie d’être actif, mais différemment, sans stress ni contraintes.

Justement, l’équilibre passe parfois par le bénévolat…

Oui. Dégagés d’un certain nombre impératifs ou de contraintes notamment financières et de carrière, à priori plus détendus, ils sont à même d’apporter non seulement un regard extérieur riche de leurs expériences passées, mais aussi, une neutralité bienveillante dans le conseil, un recul et un apaisement face aux contraintes et aux défis, un état d’esprit bénéfique pour l’ambiance de travail et l’efficacité de tous.

En fait, tout le monde s’y retrouve : Séniors et associations !

C’est ça. Les séniors sont un très grand atout pour les associations, par l’apport évident d’expertises qu’ils représentent, la richesse humaine de leur parcours, et l’éventuelle utilisation de leurs réseaux. Ceci dans des conditions économiques bien évidemment bénéfiques pour l’association puisque sans charge financière correspondante.

Un conseil pour les retraités qui voudraient se lancer comme bénévole…

Un bénévolat bien compris ne signifie pas que les bénévoles retraités arrivent en terrain conquis, avec une posture impérieuse de « sachant » ; un bénévolat réussi pour le bénévole et l’association repose aussi sur la curiosité du bénévole, son ouverture, sa volonté de découvrir, de partager et de se renouveler.

Quel est le bilan pour les séniors que vous avez coaché ?

J’en ai en rencontré un certain nombre. Ils me semblent tous avoir en commun d’avoir su retrouver un nouvel équilibre, en combinant temps familial, engagements associatifs, acquisition de connaissance et plaisirs culturels, activités physiques, et… repos !

Découvrez le témoignage de séniors ont fait appel à un coach pour mieux vivre leur retraite makawa.fr/le-coaching-seniors-pour-mieux-vivre-sa-retraite

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